La société tunisienne, en marche vers le progrès, est décidée à ne laisser aucun des siens sur le bord du chemin. Telle est la source du dynamisme de l'action sociale qui, au cours de ces dix dernières années, a métamorphosé les conditions de vie des catégories économiquement faibles ou vulnérables. Telle est la réussite du projet réformiste tunisien. L'oeuvre collective la plus remarquable est le «Fonds de Solidarité Nationale», créé en 1993 à l'initiative du Président Ben Ali. Alimenté principalement par les dons des Tunisiens et des entreprises, il a fait bénéficier à plus de 240.000 familles, disséminées aux quatre coins du pays (soit environ 1,200 million de Tunisiens), de l'électrification, de l'adduction d'eau potable, de logements décents, de postes de santé et d'écoles, de routes et de pistes agricoles, ainsi que d'opportunités de travail. D'ici à l'an 2004, sa mission est de faire disparaître les habitats rudimentaires de la Tunisie pour les remplacer par des logements décents.

Grâce à la sollicitude constante de l'Etat et des associations, les actions de protection sociale, telles que la lutte contre l'analphabétisme, l'assistance en milieu scolaire, l'aide à la création d'activités
 

lucratives ou la réinsertion sociale, se sont étendues aux handicapés pour garantir leur droit au travail et les intégrer dans la vie active de manière appropriée. Elles ont aussi touché les personnes âgées démunies, qui bénéficient désormais de la couverture sociale.

La solidarité nationale est aujourd'hui une valeur commune à tous les Tunisiens et garantie par la Constitution qui en a fait un devoir pour l'Etat et la société. La création, en septembre 2002, d'un ministère des Affaires sociales et de la Solidarité marque la volonté de l'Etat tunisien de pérenniser cet acquis de société désormais irréversible.