M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale a mis l'accent sur le souci du Président de la République de consacrer le dialogue et la concertation lors de l'élaboration des politiques et programmes de développement, lequel s'illustre à travers l'appel du Chef de l'Etat à approfondir la réflexion sur le présent et les orientations d'avenir de la Tunisie , en s'inspirant des opinions et des suggestions de toutes les forces vives du pays.
Dans une conférence de presse, tenue, samedi, à Tunis, pour analyser les portées du discours du Chef de l'Etat à l'occasion de la célébration du 19ème anniversaire du Changement, le ministre a indiqué qu'autant le Chef de l'Etat s'est engagé à être aux cotés des catégories à besoins spécifiques autant il œuvre à préserver la classe moyenne qui constitue l'une des caractéristiques marquantes de la Tunisie et à garantir les équilibres entre les régions et les différentes franges de la société.
Il a souligné que l'Etat consacre 20% du PIB aux transferts sociaux en vue d'assurer les fondements d'une vie décente, indiquant que le montant de ces transferts s'élève aujourd'hui à 8 milliards de dinars contre un milliard 300 millions de dinars avant le Changement, les dépenses sociales représentent plus de 56% du budget de l'Etat contre 44% avant le changement outre la régression du taux de pauvreté à 4% contre 8% avant le Changement.
Considérant que l'un des plus importants facteurs de création de la richesse réside dans la promotion de l'emploi, le ministre a précisé que la réalisation de cet objectif passe notamment par la réalisation d'un taux de croissance annuel de 6% et la création de nouvelles sources de croissance en s'orientant vers de nouveaux créneaux porteurs basés sur le savoir et l'intelligence.
Selon les estimations, a ajouté le ministre, les secteurs innovants représenteront un taux de 35% à l'horizon 2016, avec davantage d'intégration à l'économie mondiale et l'amélioration de la compétitivité de l'économie nationale.
M. nouri Jouini a évoqué les mesures engagées durant ces dernières années en vue de réaliser les objectifs de développement, lesquelles ont été consolidées par les nouvelles mesures annoncées par le Chef de l'Etat dans son discours du 7 novembre 2006.
Le ministre a indiqué que les nouvelles mesures présidentielles ont porté sur la maîtrise des grands équilibres financiers, la diversification de l'économie, la consolidation du système financier et bancaire, l'élaboration d'un programme visant une plus grande libéralisation courante du Dinar, la facilitation de l'activité de l'entreprise, l'augmentation de l'allocation touristique, la révision de la législation des changes sur la base de la liberté comme principe et l'autorisation préalable comme exception, l'application du principe de liberté de mobilisation des ressources extérieures aux entreprises cotées en bourse et le relèvement des plafonds annuels accordés au titre de l'investissement étranger en vue de promouvoir leurs exportations et renforcer leur position sur les marchés extérieurs.
Le ministre a affirmé que le XIème Plan de développement (2007-2011) constitue le cadre idoine pour concrétiser ces nouvelles mesures.