Lundi, 06 novembre 2006
19ème anniversaire du changement :
Réformes politiques pour consacrer les fondements de la république de demain
La Tunisie célèbre le 19ème anniversaire du Changement dans l'honneur et la fierté de son riche bilan de réformes politiques d'avant-garde, et forte de ses nombreuses réalisations et acquis qui touchent tous les secteurs et profitent à toutes les catégories sociales et à toutes les régions, dans le cadre d'un régime politique démocratique pluraliste et d'un climat social et économique stable et ouvert.
L'approche réformatrice initiée par le Président Zine El Abidine Ben Ali a permis à la Tunisie de franchir une étape décisive sur la voie de la consécration de l'Etat de droit et des institutions, de la consolidation des valeurs républicaines, du renforcement des droits de l'Homme et des libertés publiques et de la dynamisation du rôle de la société civile.
Cette approche a permis aussi de consolider les fondements de la république de demain que le projet de société initié par le Chef de l'Etat ambitionne d'instaurer, sur la base d'une démarche fondée sur une corrélation étroite entre les dimensions économique et sociale du processus de développement national.
Durant la période écoulée, le processus de réformes politiques et économiques a connu une nouvelle impulsion, dans l'objectif d'élever la Tunisie du changement aux plus hauts niveaux de progrès et de développement.
Cette nouvelle dynamique s'est illustrée à travers, notamment, la réforme fondamentale de la constitution qui a été plébiscitée par le peuple tunisien lors du premier référendum de l'histoire de la Tunisie, organisé le 26 mai 2002. Ce rendez-vous a constitué un tournant décisif sur la voie de la consolidation des attributs de la république, sous l'impulsion du Chef de l'Etat dont la parole est toujours suivie des actes et dont les promesses sont toujours traduites dans les faits, l'ultime finalité étant de placer la Tunisie parmi le peloton de tête des nations avancées.
Les amendements de la Constitution, en vertu de cette réforme, ont concerné la moitié des articles de la loi fondamentale, l'objectif essentiel étant de renforcer le dispositif des droits de l'Homme dans leur acception universelle et globale, de consacrer les libertés publiques et individuelles, de préserver la dignité de l'homme et sa vie privée et de protéger les communications personnelles.
Il s'agit en outre de faire prévaloir les valeurs de tolérance, de modération et de juste-milieu entre les individus, les générations et les catégories sociales, dans le prolongement naturel de l'esprit moderniste et progressiste qui distingue la Tunisie depuis le 19ème siècle.
La création, en 2005, de la chambre des Conseillers, a constitué une date marquante sur la voie de la concrétisation de la réforme fondamentale de la constitution. Cette mesure a impulsé une nouvelle dynamique à la vie politique et enrichi la fonction législative en Tunisie, en garantissant une représentation plus large des régions et des différentes composantes de la société civile, en consolidation du processus démocratique pluraliste.
Le souci du Président de la République d'adapter la vie politique à l'évolution de la société se reflète à travers les législations et les amendements successifs qui ont englobé, en plus de la constitution, le code électoral, le code de la Presse, le Code du Statut personnel, la loi sur les partis politiques et la loi sur les Associations.
A l'occasion de 18ème anniversaire du Changement, le Chef de l'Etat avait, notamment, décidé de majorer la subvention octroyée aux partis politiques en la portant à 135 mille dinars par an et de renforcer la représentation de ces partisdans toutes les structures élues, conférant ainsi une nouvelle dynamique au paysage politique en Tunisie. La présence de 9 partis politiques reconnus, dont 6 ont été légalisés après le changement, le dernier en date étant le Parti des Verts pour le progrès, atteste la volonté politique qui anime le Président de la République de promouvoir la politique moderniste engagée en Tunisie, depuis l'avènement du changement, et de consolider le processus démocratique pluraliste.
Dans le but d'assurer la transparence et l'impartialité des élections, en tant que symbole par excellence de la pratique démocratique, le président Ben Ali a ordonné, à maintes reprises la révision des dispositions la constitution organisant cette opération.
Il s'agit, notamment, des amendements du 4 aoot 2004 qui ont institué le système de l'élection du Président de la République dans deux tours et l'élargissement des prérogatives du conseil constitutionnel pour englober le contrôle de l'opération électorale, outre la création d'un observatoire national de suivi des différentes étapes de l'opération électorale.
Par ailleurs, les décisions du Chef de l'Etat de créer, en 1987, un conseil constitutionnel chargé de contrôler la constitutionnalité des lois, et du haut comité des droits de l'Homme et des libertés fondamentales (1991), ainsi que le transfert, depuis janvier 2001, au ministère de la Justice et des droits de l'Homme de la tutelle des institutions pénitentiaires et de rééducation, témoignent, également, de la volonté du Président de la République de protéger les libertés et deconsolider le dispositif des droits de l'homme.
Parmi les autres mesures, devons-nous aussi, rappeler la suppression des tribunaux d'exception et du poste de procureur général de la république ainsi que la règlementation de la garde à vue et de la détention préventive qui relèvent désormais du pouvoir judiciaire, en vertu de la révision de la constitution de l'année 2002.
Partant de la ferme conviction du Chef de l'Etat en l'importance du rôle dévolu à l'information dans le soutien du projet sociétal du changement, la consécration des fondements de la république de demain et la consolidation du processus démocratique pluraliste, le secteur des médias a fait, lui aussi, l'objet de réformes successives qui ont eu un impact profond sur le secteur.
Il convient de rappeler, à ce propos, l'amendement à quatre reprises, depuis le changement, du code de la Presse (1988, 1993, 2001 et 2005).
Ces amendements ont notamment porté sur la suppression des sanctions privatives de libertés individuelles, le renforcement de la liberté d'expression et d'opinion, la suppression de la procédure du dépôt légal et des sanctions qui en résultent dans le but de faciliter les conditions du travail journalistique et de consolider davantage de transparance dans ce domaine.
Le secteur des médias s'est encore conforté grâce à l'annonce par le président Ben Ali, à l'occasion du 18ème anniversaire du changement, d'une série d'incitations financières visant à soutenir les organes des partis politiques, à assurer leur parution régulière et à permettre à ces partis de faire connaître leurs programmes et leurs positions.
Cette mesure a aussi pour objectif de conforter le rôle des partis politiques dans l'édification d'une société libre et démocratique et d'enrichir le paysage médiatique national.
Plusieurs avantages ont par ailleurs été accordés aux journalistes, dont notamment, la création d'un fonds d'entraîde, l'octroi de facilités pour l'acquisition d'ordinateurs portables et de réductions des frais d'abonnement au réseau internet, en plus de l'élargissement de la structure du conseil supérieur de la communication pour inclure des personnalités et des compétences appartenant aux différentes composantes de la société civile.
L'Association des journalistes tunisiens a été, par ailleurs, dotée d'un nouveau siége et le nombre des journalistes est passé de 639 en 1990 à plus d'un millier actuellement.
Ces mesures viennent s'ajouter aux décisions présidentielles avant-gardistes ordonnées au profit du secteur de l'information et de la communication et des professionnels de ce secteur dont en particulier, l'ouverture, à l'occasion du 15ème anniversaire du changement, de l'espace audiovisuel au privé.
La consécration du processus démocratique pluraliste dans la pensée du Président Ben Ali est tributaire du renforcement du tissu associatif, en tant que facteur fondamental du processus démocratique et de l'impulsion de l'oeuvre du développement.
C'est dans cette optique que la Tunisie s'est employée à asseoir des cadres législatif et institutionnel de nature à conforter l'action associative.
L'Etat tunisien a, de ce fait, abrogé les amendements du 2 août 1992 et remplacé le régime de l'autorisation préalable par celui de la déclaration.
A travers ses 21 points, le programme électoral présidentiel "Pour la Tunisie de demain" se propose de consolider la place et le rôle des associations dans la vie publique, en balisant la voie pour une nouvelle étape d'action et de réalisations et en propulsant le pays sur la voie de la modernité, du développement et de la consécration de la république de demain.
Toutes ces réformes politiques qu'a connues la Tunisie ces dernières années ont marqué son histoire contemporaine et permis au pays de franchir des étapes importantes sur la voie de la concrétisation de l'état de droit, la consolidation du pluralisme, la protection des droits de l'homme et la multiplication des opportunités pour une plus grande participation à la gestion des affaires publiques de toutes les forces vives de la nation.
''Il s'agit d'un processus que nous avons fait avancer à pas sûrs qui tiennent compte du rythme d'évolution de notre société et qui s'appuient sur son adhésion a nos choix et programmes", a souligné à cet effet le Président de la République dans son discours à l'occasion du 47ème anniversaire de la proclamation de la république. |