Grâce à la détermination du Président Ben Ali, l'Etat a déployé des efforts dans le domaine de l'aménagement du territoire, considéré comme un outil de prévention des risques menaçant l'environnement. La stratégie adoptée consiste à mettre en valeur le territoire national, tout en prenant garde à ne pas aggraver la fragilité des milieux naturels. Elle s'appuie sur le concept du développement durable, intégrant à la fois les dimensions économique, écologique, sociale et culturelle et tenant compte des défis de la mondialisation.

Une véritable culture de l'environnement a commencé à voir le jour, dès 1988, avec la création d'instruments financiers, juridiques, technologiques et pédagogiques, nécessaires à la gestion rationnelle des ressources naturelles.

Le schéma d'aménagement régional ainsi que le schéma national ont été élaborés sur la base d'études approfondies et grâce à un long travail d'information et de coordination, concernant

 

l'approche consensuelle et concertée impliquant l'ensemble des partenaires nationaux, régionaux et locaux concernés.

Toutes les actions engagées en matière de protection de l'environnement s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie nationale pour un développement durable, en conformité avec les principes issus de la Conférence de Rio de 1992 confortés par la conférence de Johannesburg en 2002.

Face à la parcimonie des ressources hydriques, la gestion rationnelle de l'eau est conjuguée avec une ambitieuse politique de grands barrages, dont 23 sont déjà opérationnels. Parallèlement, 61 stations d'épuration ont été créées dans le cadre d'un programme de réutilisation des eaux usées dans l'irrigation.

Dans le souci de préserver le patrimoine écologique, le nombre de parcs nationaux et de réserves naturelles est passé de 4 en 1987 à 24 en 2001. Par ailleurs, 14 zones sont aujourd'hui soumises à des mesures spécifiques de conservation de la nature. Le projet des parcs urbains est relancé à l'automne 2002. L'objectif étant de réaliser 100 parcs dans les différentes régions du pays.