Le
Kram, 7 novembre 2001
Discours
du Président Zine El Abidine Ben Ali à l'occasion
du 14ème anniversaire du Changement
Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
Citoyennes,
Citoyens,
Nous
célébrons, aujourd'hui, le quatorzième
anniversaire du Changement du 7 Novembre, au moment où
notre pays jouit de la sécurité et de la stabilité,
et progresse avec assurance en direction de l'avenir lumineux
auquel nous aspirons.
Avec
l'aide de Dieu Tout-Puissant, et grâce à la persévérance
de notre peuple et à son adhésion à l'uvre
de réforme et de construction, nous avons réussi
à réaliser les objectifs que nous avions fixés,
pour la Tunisie, le jour du Changement.
Malgré
les développements liés à la mondialisation,
le manque de richesses naturelles, les vicissitudes du climat
et la faiblesse de la pluviométrie plusieurs années
durant, la Tunisie a pu se soustraire à la situation
déplorable dans laquelle elle se trouvait avant 1987,
et s'engager dans une étape nouvelle qui lui a permis
d'accéder à une position avancée dans
le groupe des pays émergents. Elle a enregistré
les meilleures performances dans tous les domaines... des
résultats jamais atteints dans le passé, et
des acquis qui ont attiré à notre pays respect
et admiration dans les différents milieux internationaux.
Tout
en exprimant mes remerciements à Messieurs les professeurs
Charles Brown et Jean-Pierre Ezin, Présidents de l'Institut
Edouard Boucher-Abdussalam, ainsi qu'à Monsieur le
Professeur Miguel Virasoro, Directeur de l'Institut mondial
des sciences physiques de Trieste, pour la distinction à
laquelle ils viennent de m'élever à l'instant,
au nom de cette célèbre institution, je vois
dans cet honneur qui m'est fait, un témoignage de considération
envers la Tunisie, et envers ses efforts et ses réalisations
privilégiés dans les domaines de la technologie
moderne.
Je
voudrais, également, féliciter l'éminent
astronome danois Richard West, récipiendaire du Prix
du 7 novembre pour la Création, et lui rendre hommage
pour ses travaux scientifiques, tout en lui exprimant notre
considération pour son geste à travers lequel
il a pérennisé son attachement à la Tunisie
en attribuant le nom de notre pays au nouvel astre qu'il a
découvert dans le système solaire.
Citoyennes,
Citoyens,
Comme
vous le savez, la conjoncture mondiale a subi, le 11 septembre
dernier, un choc profond qui aura immanquablement des retombées
multiples.
Tout
en réitérant notre condamnation du terrorisme
sous toutes ses formes, ainsi que nos sentiments de compassion
et de solidarité avec le peuple américain ami
et les familles des victimes, nous tenons à affirmer
avec force que ce choc, si violent qu'il ait été,
ne doit pas ébranler les nobles valeurs sur lesquelles
se sont édifiées les civilisations universelles
et ont été établis les conventions et
pactes internationaux : les valeurs de dialogue, de tolérance
et d'entente... afin que l'humanité ne soit pas entraînée
dans la spirale de l'affrontement et de la haine entre les
civilisations et les religions.
Dans
notre pays, nous nous sommes employés à endiguer
les dangers de l'extrémisme et avons édifié
un projet de civilisation fondé sur la notion de juste-milieu,
la modération, la tolérance et la solidarité...Ces
mêmes valeurs que prône l'Islam et dans lesquelles
il rejoint les autres confessions. Des valeurs qui ont marqué
l'histoire de notre pays, au fil des époques. Nous
avons pu mettre en uvre, dans le cadre de l'Etat de
droit, une solution exhaustive, à la fois politique,
économique, sociale, culturelle et éducationnelle,
grâce à laquelle nous avons éloigné
les dangers du terrorisme et de la violence, consolidé
les fondements de la liberté, de la construction démocratique
et de l'équilibre, et conforté la sérénité
dans les curs.
Nous
avons, en outre, uvré avec constance, dans le
cadre des Nations Unies, des organisations régionales
et des regroupements internationaux, ainsi qu'avec nos frères,
nos amis et nos partenaires, à consolider tout ce qui
peut servir les principes de fraternité et de paix
dans le monde et permet de remédier à l'extrémisme
et à ses causes et de combattre le terrorisme. Nous
nous sommes employés à développer la
coopération et la solidarité en vue d'éliminer
les facteurs de frustration et de privation dans le monde
et de trouver des solutions aux problèmes posés
et en premier lieu, à la cause du peuple palestinien
frère auquel nous continuerons d'apporter, avec détermination,
notre soutien et notre solidarité agissante jusqu'à
ce qu'il recouvre la plénitude de ses droits.
L'avenir
de la sécurité, de la stabilité et du
développement dans le monde est tributaire de la consécration
des principes de compréhension mutuelle et de tolérance
entre les peuples. Nous sommes déterminés, pour
notre part et depuis la position qui est la nôtre, à
appuyer tous les efforts tendant à la réalisation
de ce noble objectif.
C'est
à Tunis qu'a été adoptée, en 1995,
la Charte de Carthage sur la Tolérance ; Carthage,
symbole du triomphe des idéaux de paix et d'entente.
C'est
également, depuis Tunis que nous avons lancé,
en 1999, un appel en faveur de la création d'un Fonds
Mondial de Solidarité, destiné à consolider
cette orientation humaniste. Nous nous félicitons de
la large audience internationale et de l'unanimité
onusienne que cette proposition a recueillies, et formons
l'espoir que ce projet pourra voir le jour à bref délai.
Nous
avons, par ailleurs, souligné la nécessité
d'épargner, dans le combat contre le terrorisme, les
vies innocentes. Nous exhortons les dirigeants du monde, les
forces du bien et les hommes de sagesse et d'opinion, à
intensifier leurs efforts en vue d'empêcher que, sous
l'effet d'événements conjoncturels, il y ait
un glissement de l'opinion publique ou des relations entre
les peuples vers la résurgence du spectre de l'affrontement
entre les religions, qui sont, par essence et de par la noblesse
de leurs objectifs, des sources de tolérance, de dialogue
et de solidarité.
L'islam
n'a guère de rapport avec le terrorisme. L'histoire
de notre religion sublime est en effet ponctuée d'attitudes
et d'exemples de dialogue et de sagesse, qui illustrent, on
ne peut mieux, la noblesse de notre civilisation, la hauteur
de ses valeurs et sa bonté infinie envers l'homme et
envers l'humanité entière.
Tunis
étant appelée à abriter, dans les jours
qui viennent, un colloque international sur le dialogue entre
les civilisations, organisé de concert avec l'Organisation
Islamique de l'Education, des Sciences et de la Culture (ISESCO),
nous nous emploierons à faire de cette rencontre, une
étape importante dans la quête constante de l'homme
en faveur de la consécration de ces nobles principes
et de leur protection contre tous périls potentiels.
La
Tunisie, pays de la Mosquée Ez-zeitouna et de Kairouan,
poursuivra ses efforts dans cette direction, avec détermination
et assurance, afin de faire prévaloir la logique de
l'entente et du dialogue sur celle du conflit et de l'affrontement.
Car, l'Islam est une religion de modération qui réprouve
la violence et l'extrémisme et prône la fraternisation
et la connaissance mutuelle. La Tunisie du Changement est
l'un des bastions de l'Islam où règnent la paix
et la sécurité, et l'un des pôles de la
pensée éclairée qu'illustrent des figures
emblématiques historiques telles qu'Ibn Khaldoun, Ibn
Arafa et Ibn Achour. C'est une oasis de paix et de stabilité
et une terre de travail et d'effort créatif.
Ayant
la conviction inébranlable que l'humanité, toutes
religions et civilisations confondues, voit s'offrir devant
elle de vastes domaines pour l'action en faveur du bien-être
de l'homme, de sa sécurité et de sa stabilité,
nous ordonnons, aujourd'hui, l'institution d'une "Chaire
universitaire pour le dialogue des civilisations et des religions"
qui sera appelée à contribuer à promouvoir
cette noble mission.
Citoyennes,
Citoyens,
L'une
des constantes de la démarche que nous avons adoptée,
consiste à explorer l'avenir et à nous adapter
aux développements survenus. Nous suivons attentivement
les variations de la conjoncture mondiale et leurs incidences
potentielles, afin de pouvoir garantir à la Tunisie,
un lendemain meilleur.
A
cet égard, nous nous préoccupons de consolider
la croissance qui a été enregistrée au
cours des quatorze années écoulées et
dont le rythme s'est accéléré d'un plan
à l'autre, son taux ayant atteint 5,3 % en moyenne
par an, durant le neuvième Plan, contre 2,2 % avant
le Changement. Les mécanismes de promotion de l'emploi
se sont, par ailleurs, renforcés depuis la création
de la Banque Tunisienne de Solidarité et du Fonds National
pour l'Emploi 21-21 qui a enregistré un succès
important. Les efforts se sont conjugués au niveau
national, en vue de relever le défi de l'emploi, tant
et si bien que notre pays a enregistré cette année,
et pour la première fois, un début de baisse
du taux de chômage.
Nous
avons, de surcroît, franchi une étape importante
au niveau du programme de privatisations, qui sera suivie
d'autres, au cours de la période à venir. Nous
avons aussi encouragé les secteurs exportateurs et
entamé la mise en uvre du programme de démantèlement
des taxes douanières, en prévision de l'établissement
d'une zone de libre échange avec l'Union Européenne,
après la réussite des premières étapes
du processus d'association. Nous avons, également,
élargi le cercle de nos partenaires, parmi les pays
frères et amis, dans notre environnement maghrébin,
arabe, africain et méditerranéen, à travers
la signature d'accords de libre-échange avec certains
d'entre eux.
Tout
ceci a été réalisé dans le cadre
d'une stratégie qui doit, tout à la fois, nous
permettre, d'une part, de consolider et de promouvoir l'économie
nationale, et d'améliorer les performances de ses structures
et de ses mécanismes, au plan intérieur, et
d'autre part, de l'intégrer dans son environnement
international et de conforter sa position, au niveau mondial.
Citoyennes,
Citoyens,
Rejoindre
le cortège des pays développés n'est
plus un rêve inaccessible, pour les Tunisiennes et les
Tunisiens. C'est désormais devenu un objectif à
leur portée, grâce aux acquis et aux réalisations
accomplis... un objectif réalisable dans l'avenir prévisible...
un objectif auquel nous avons préparé la voie,
à travers le programme pour l'avenir que nous avions
proposé à notre peuple, lors des dernières
élections présidentielles, remportant son soutien
unanime et gagnant son adhésion aux choix qui y étaient
définis...un programme que nous avons entrepris de
mettre en application avec détermination et constance,
ce qui a permis d'avancer à un rythme supérieur
aux prévisions du calendrier établi pour les
quinze volets de ce programme.
Rejoindre
le cortège des pays développés, c'est
le pari de la Tunisie ; c'est le défi historique lancé
à notre pays...ce pays qui a été, au
fil de l'histoire, depuis Carthage jusqu'à l'ère
arabo-islamique, une terre de civilisation et de gloire, un
haut lieu du progrès de la science et du savoir et
un pôle lumineux et influent dans son environnement
méditerranéen, avec ses deux rives.
Aujourd'hui,
les Tunisiennes et les Tunisiens sont en droit d'envisager
l'avenir avec optimisme et de s'adonner à l'effort
et au labeur afin de gagner le pari avec une volonté
ferme et une détermination inflexible. De la sorte,
nos générations présentes seront un motif
de fierté pour les générations futures,
de la même manière que l'ont été,
pour nous, nos aînés réformateurs, leaders,
militants et martyrs dont nous nous remémorons les
hauts faits avec orgueil, depuis Khereddine Ettounsi jusqu'à
Tahar Haddad, Abdelaziz Thaalbi, Farhat Hached et Habib Bourguiba.
Tout
en saluant, en cette circonstance, les patriotes et les militants
qui sont encore parmi nous, et tout en leur témoignant
notre respect pour leur rôle patriotique et leur apport
continu à la marche du pays vers le progrès,
nous annonçons notre décision d'améliorer
leur condition matérielle, au moyen de la majoration
de l'indemnité de militant qui leur est allouée.
Nous
continuons, au demeurant, de mettre en uvre à
une cadence soutenue, notre programme pour l'avenir, à
l'heure où nous nous apprêtons à entamer
l'exécution d'un nouveau Plan national de développement,
le dixième. Nous nous engageons, ainsi, dans une nouvelle
étape... celle de la mutation qualitative généralisée...
celle de la construction de la société du savoir,
équilibrée et performante... une société
de développement continu... avec pour atouts essentiels
l'intelligence et les potentialités créatrices
de notre peuple, et l'aptitude de ses ressources humaines
à s'intégrer dans tous les secteurs du travail
et de la production et dans tous les domaines de l'innovation,
de la créativité et de l'initiative...une société
qui est en mesure de s'adapter aux développements mondiaux,
d'anticiper sur les changements et d'assimiler les innovations
avec la rapidité et la compétence voulues.
Citoyennes,
Citoyens,
Nous
nous préoccupons d'associer, à tout ce que nous
entreprenons, l'ensemble des catégories sociales et
les diverses régions du pays, afin qu'elles contribuent
à l'effort national, que nul ne reste hors du champ
de l'action constructive et que tout le monde profite des
fruits du développement. Il ne doit y avoir ni exclusion,
ni marginalisation...car la Tunisie appartient à tous
les Tunisiens.
Nous
avons entamé, cette année, une série
de réunions, au niveau des conseils régionaux
relevant des Gouvernorats, afin de suivre la réalisation
des projets et des programmes, d'explorer les perspectives
du développement et de consolider le progrès
et les conditions de vie de leurs populations.
Vous
n'êtes pas sans savoir l'importance des efforts fournis
depuis le Changement, pour développer l'infrastructure,
tant son renforcement a métamorphosé le pays
et contribué à la polarisation accrue des investissements.
En cela, nous avons accordé la priorité au renforcement
des voies de communication entre les diverses régions
du pays, à l'extension du réseau d'autoroutes
en direction du Sud et du Nord-Ouest, et à la réhabilitation
de l'environnement de la production afin d'aider à
l'insertion des différentes régions dans la
dynamique de l'économie nationale.
D'un
autre côté, nous avons entrepris, à la
lumière de notre programme pour l'avenir, et après
avoir parachevé la réalisation de tous les projets
parrainés par le Fonds de Solidarité Nationale
au bénéfice de 220 mille familles, la mise en
uvre d'un plan national dans lequel nous avons déjà
franchi d'importantes étapes et qui a porté
sur l'éradication, d'ici la fin de l'année 2004,
des logements rudimentaires subsistant encore dans le pays.
L'un
de nos choix fondamentaux consiste, au demeurant, à
préparer l'avenir de nos générations
futures et c'est là un objectif que nous avons veillé
à inclure dans les différentes politiques sectorielles.
C'est ce qui nous a incités à entreprendre,
dès maintenant, la constitution de réserves
foncières qui permettront de satisfaire, dans le moyen
et le long termes, aux besoins prévisibles des villes,
des agglomérations urbaines et des zones industrielles,
dans toutes les régions du pays.
Citoyennes,
Citoyens,
Notre
attachement à moderniser l'économie nationale
nous a incités à accorder la priorité
au secteur des technologies de la communication dans notre
programme pour l'avenir, tant elles représentent un
élément essentiel dans la structure de toute
économie évoluée, tout autant que dans
l'édification de la société du savoir.
Nous
nous sommes ainsi employés à doubler le volume
des investissements alloués à ce secteur, qui
ont totalisé 1500 millions de dinars au cours des cinq
années écoulées ; ce qui a permis de
réaliser un taux de croissance annuel de 18% et de
créer 17 mille nouveaux emplois directs.
Nous
continuerons de consolider et d'encourager l'initiative privée,
tout particulièrement dans les domaines porteurs et
à haute valeur ajoutée, afin que l'économie
nationale atteigne le niveau de vitalité souhaité
; objectif qui n'est guère hors de notre portée,
compte tenu de l'enthousiasme que nous avons perçu
chez les hommes d'affaires, ainsi que de l'effort et de l'esprit
novateur dont ils font preuve.
Dans
le but de doter le tissu économique des atouts nécessaires
à la réalisation du bond qualitatif souhaité,
nous ordonnons la mobilisation de ressources supplémentaires
au profit de la restructuration financière des petites
et moyennes entreprises incluses dans le programme de mise
à niveau.
Pour
faciliter à ces entreprises la mise à profit
de ce programme, nous avons décidé de proroger
d'une année supplémentaire la procédure
permettant aux contribuables qui ont déposé
toutes leurs déclarations fiscales arrivées
à échéance, de présenter des déclarations
rectificatives et de bénéficier d'un abattement
de 50% sur les bénéfices et revenus additionnels
déclarés, et cela aussi bien pour l'impôt
sur le revenu des personnes physiques que pour l'impôt
sur les sociétés, étant entendu que la
marge ainsi dégagée devra être réinvestie
dans des activités productives.
Dans
le but de stimuler l'activité économique et
de dynamiser l'investissement, nous avons décidé
de majorer le taux de remboursement au titre de la Taxe sur
la Valeur Ajoutée, au titre des investissements de
la mise à niveau, de telle sorte qu'il passe de 50%
à 75%, tout en ramenant son délai de trois mois
à un seul.
Nous
ordonnons, dans ce même cadre, de simplifier les modes
d'intervention du Fonds de Promotion et de Décentralisation
Industrielle, par l'introduction de plus de souplesse dans
ses interventions au niveau des nouveaux promoteurs.
Pour
encourager l'entreprise à ouvrir son capital et à
profiter des possibilités offertes par le marché
financier, nous annonçons notre décision de
proroger de trois années supplémentaires, le
délai accordé aux entreprises pour s'inscrire
en bourse, et bénéficier des avantages qui en
découlent.
Nous
avons également décidé de simplifier
les conditions de gestion des comptes d'épargne en
titres, en permettant au titulaire du compte de procéder,
dans certains cas particuliers, au retrait de ses capitaux
déposés, pendant la période d'immobilisation,
sans avoir de pénalités de retard à payer,
et en permettant, également, aux gestionnaires de ces
comptes, c'est-à-dire les banques et les intermédiaires
en bourse, de gérer collectivement ces comptes, selon
les pourcentages et les limites appliqués en matière
de comptes d'épargne en titres.
Dans
le souci de stimuler l'épargne et de promouvoir les
mécanismes de l'assurance-vie, en harmonie avec l'amélioration
des revenus, nous ordonnons de prendre les mesures appropriées
en vue d'encourager le recours aux formules de contrats-groupes
d'assurance-vie, en leur appliquant les avantages consentis
aux contrats d'assurance individuels et en exonérant
d'impôts les cotisations dues par l'employeur au titre
de ces contrats-groupes.
Nous
avons pris de nombreuses mesures en vue d'attirer l'investissement
extérieur et de faciliter l'établissement d'entreprises
étrangères dans notre pays. Aujourd'hui, la
Tunisie jouit d'une position privilégiée, selon
l'appréciation des organisations et instances mondiales
spécialisées; une position qui reflète
les progrès que notre pays a accomplis et le climat
de stabilité et de quiétude qui le caractérise.
Au
nombre des indices de vitalité, je citerais le dynamisme
que le secteur commercial connaît malgré la lenteur
du rythme de la croissance mondiale et les conditions climatiques
difficiles. Le secteur commercial a enregistré, en
effet, aux niveaux tant intérieur qu'extérieur,
des résultats encourageants qui ont contribué
à assurer les équilibres fondamentaux et à
renforcer l'insertion dans les circuits mondiaux de la distribution,
dans l'économie virtuelle et dans le commerce électronique.
Citoyennes,
Citoyens,
Le
secteur de l'agriculture et de la pêche a enregistré,
durant la période du Changement, une évolution
qualitative importante, qui lui a permis de conserver sa position
dans le système économique national.
Nous
avons pu atteindre des chiffres records dans bon nombre de
produits; ce qui a directement influé sur la balance
commerciale alimentaire, la couverture des importations par
les exportations ayant atteint en moyenne 80% au cours de
la décennie écoulée, alors qu'elle était
inférieure à 50% durant les années 80.
L'investissement
dans l'agriculture a connu, depuis le Changement, un dynamisme
sans précédent, grâce aux mesures qui
ont été prises pour le promouvoir, tout particulièrement
dans le cadre du Code d'incitations aux investissements et
du fait de l'extension des superficies irriguées et
de l'effort important qui a été fourni dans
la gestion des ressources en eau, à travers la construction
de barrages et de lacs collinaires et l'aménagement
de réseaux d'irrigation. Un plan national des réserves
stratégiques a en outre, été établi,
en même temps qu'ont été réalisés
des progrès dans la rationalisation de la production
conformément à la carte agricole. Cet effort
connaîtra une impulsion importante au cours de la période
à venir.
Nous
nous employons activement à faire en sorte que la prochaine
étape du processus de développement de l'agriculture
et de la pêche, soit celle de l'accession à un
niveau supérieur de compétence et de maîtrise
des techniques culturales les plus modernes.
Citoyennes,
Citoyens,
L'environnement
est un volet essentiel de notre approche en matière
de développement. Aussi la protection de l'environnement
et l'aménagement du territoire ont-ils enregistré,
dans notre pays, une évolution qualitative notable.
uvrant
en faveur du renforcement des acquis et des réalisations
dans ce domaine, nous ordonnons, aujourd'hui, l'élaboration
de plans directeurs pour les régions économiques,
en vue de dynamiser leur rôle et de consolider leurs
potentialités propres.
Nous
ordonnons, également, d'élaborer un plan spécifique
pour le développement des villes, petites et moyennes,
en vue de les sortir de la position secondaire qui était
la leur, par rapport aux grandes villes, et d'y relancer,
du même coup, l'emploi et le développement régional,
en y intégrant le milieu rural.
Maintenant
que nous avons pu atteindre, durant la décennie écoulée,
l'objectif fixé, qui consistait à augmenter
la superficie moyenne d'espaces verts par habitant, pour qu'elle
atteigne 10 mètres carrés par habitant, nous
appelons les différentes parties concernées
à redoubler d'efforts pour que nous puissions porter
cette superficie moyenne à 15 mètres carrés
par habitant d'ici la fin de cette nouvelle décennie.
Dans
le souci de renforcer davantage les composantes de l'esthétique
urbaine, nous ordonnons la majoration des crédits alloués
à l'entretien et à la préservation des
espaces verts, afin de soutenir les efforts des municipalités
aux ressources moyennes ou faibles. Nous insistons, de surcroît,
sur la nécessité d'accorder davantage d'attention
à la propreté de nos villes et d'uvrer
à la sensibilisation du citoyen à ses devoirs
dans ce domaine vital.
A
cette fin, nous avons décidé la création,
dans le cadre du Fonds 21-21, d'un nouveau mécanisme
qui prendra en charge, pour une période déterminée,
et en coordination avec les municipalités, le volet
"hygiène et protection de l'environnement",
dans le cadre de l'emploi des jeunes dans des travaux d'utilité
publique.
L'un
des objectifs essentiels du développement intégral
consiste en l'amélioration des conditions et de la
qualité de la vie. Au nombre des corollaires essentiels
de la qualité dans ce domaine, figure la généralisation
du réseau d'assainissement. Nous avons réussi,
à cet égard, à couvrir, à travers
le programme national d'assainissement des cités populaires
en zone urbaine, 600 cités totalisant une population
de plus d'un million d'habitants et à entamer l'assainissement
de 300 autres cités. Ce programme sera d'ailleurs poursuivi
pour couvrir toutes les cités populaires du pays.
Aujourd'hui,
nous ordonnons le démarrage de l'exécution du
programme d'assainissement des zones rurales, à travers
la réalisation d'un premier lot de projets-pilotes.
Nous ordonnons, d'autre part, le démarrage des travaux
de construction de stations d'épuration intégrées
dans les petites communes et, pour la première fois,
dans les agglomérations rurales.
Citoyennes,
Citoyens,
Nous
entamerons, au cours des prochains mois, un nouveau tour des
négociations sociales dans le secteur privé,
la fonction publique et les entreprises publiques, et cela
pour la cinquième fois consécutive depuis 1990.
Le
dialogue et la concertation entre les partenaires sociaux
représentent un choix civilisationnel, politique et
social que nous avons placé au premier rang de nos
constantes. C'est ce qui a permis l'octroi, de façon
continue, de majorations salariales et l'amélioration
des conditions de travail, d'une manière ininterrompue,
faisant de notre pays un modèle des plus rares et illustrant
la maturité et le patriotisme des partenaires sociaux
et, en premier lieu, l'Union Générale Tunisienne
du Travail, l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce
et de l'Artisanat et l'Union Tunisienne de l'Agriculture et
de la Pêche, et le sens qu'ils ont des enjeux et des
défis existants. A ces organisations et à leurs
adhérents, nous exprimons, en cette circonstance, notre
profonde considération.
Ayant
d'ores et déjà donné des directives au
Gouvernement en vue de la préparation du prochain tour
des négociations sociales, nous exhortons l'ensemble
des parties à uvrer à la réussite
de ces négociations, avec tout le sens des responsabilités
qui les anime et tout le souci qu'ils ont de consolider les
acquis et de servir l'intérêt national et en
restant attentifs aux effets réels ou potentiels de
la conjoncture délicate que traversent, en cette étape,
le monde et tout particulièrement l'économie
internationale.
Notre
politique sociale est un volet fondamental de notre approche
globale. C'est ce que nous avons illustré dans les
différents domaines, qu'il s'agisse de la santé,
domaine dans lequel les indicateurs nationaux ont atteint
les meilleurs niveaux, ou d'autres domaines tels que l'évolution
notable du système de couverture sociale en direction
de l'objectif qui lui a été fixé dans
le Programme pour l'avenir, ou le secteur de la santé
et de la sécurité au travail, ou encore à
travers les réformes qui font actuellement l'objet
de consultations en vue du développement du système
d'assurance-maladie, dans un cadre qui soit en harmonie avec
les mutations que connaît la société tunisienne.
En cela, nous n'avons pas manqué de porter une attention
particulière et une sollicitude profonde à toutes
les catégories sociales vulnérables et en premier
lieu aux personnes âgées et aux handicapés.
Ayant
inscrit parmi les thèmes fondamentaux de notre Programme
pour l'avenir, la protection des Tunisiens à l'étranger,
qui, comme nous l'avons invariablement proclamé, sont
toujours dans le cur de la patrie, nous avons renforcé
les programmes d'encadrement au profit de leurs familles et
des enfants issus des deuxième et troisième
générations de l'émigration, que ce soit
à travers le soutien à l'action associative
qui les concerne ou bien au moyen de la multiplication des
espaces réservés à la famille tunisienne
à l'étranger.
Nous
avons également renforcé les programmes culturels,
les rencontres et les colloques organisés à
leur intention, ainsi que l'enseignement de la langue arabe
à leurs enfants et l'initiation de ces nouvelles générations
aux principes de notre civilisation, aux valeurs sublimes
de notre religion, et aux notions de modération, d'ouverture
et de juste milieu.
Nous
voulons que les Tunisiens à l'étranger soient
réellement un puissant facteur de communication civilisationnelle
reliant la Tunisie et leurs pays de résidence. Nous
avons mis en place, à cet effet, un ensemble de mécanismes
et d'encouragements pour inciter ceux d'entre-eux qui ont
le plus d'expertise et de compétence, à apporter
leur contribution au processus de développement national,
et pour amener les hommes d'affaires à investir en
Tunisie.
Citoyennes,
Citoyens,
C'est
à partir de notre exploration prospective des développements
qui se produisent aujourd'hui, dans le domaine de l'évolution
des connaissances technologique et des communications, ainsi
que dans le domaine du travail et de la production, que nous
avons entrepris la rénovation de la mission de l'école
tunisienne, au niveau de l'ensemble des cycles d'enseignement,
depuis la phase pré-scolaire jusqu'à l'enseignement
supérieur, en passant par le système de la formation
professionnelle.
Nous
avons fait de cette nouvelle réforme du système
éducatif un thème central de notre Programme
pour l'avenir. Nous avions organisé, pour préparer
cette réforme, une consultation nationale sur l'école
de demain, à laquelle ont participé toutes les
parties concernées.
Nous
avons, par ailleurs, déployé de grands efforts
en vue de la mise en uvre de notre décision de
renforcer les investissements dans le domaine de la recherche
scientifique afin qu'ils atteignent 1% du Produit Intérieur
Brut. Nous avons orienté ces efforts vers des domaines
stratégiques au premier rang desquels, le dessalement
de l'eau, les sources d'énergie renouvelables et les
recherches appliquées dans les divers secteurs industriels
et agricoles. Aujourd'hui, nous annonçons notre décision
de créer un Conseil consultatif national de la recherche
scientifique, regroupant un ensemble de retraités parmi
les experts et les personnes les plus expérimentées
dans divers secteurs de la science et de la technologie, qui
auront à exprimer leurs avis et leurs points de vue
au sujet des orientations majeures et des principaux projets
envisagés dans ce domaine stratégique sensible.
Il
est par ailleurs réconfortant de voir l'école
tunisienne s'engager d'ores et déjà dans la
nouvelle étape, avec une détermination rassurante,
après les décisions et les mesures adéquates
que nous avons prises en vue de la faire évoluer du
pari quantitatif au pari qualitatif.
L'amélioration
des résultats aux différents niveaux, l'évolution
des programmes, la diversification des filières de
l'enseignement, la diminution des taux d'encombrement, la
prise en compte des régions d'éducation prioritaire,
l'introduction des techniques modernes dans l'administration
des établissements scolaires, professionnels et universitaires,
ainsi que l'extension des connexions aux réseaux de
communications, témoignent toutes des progrès
que l'école tunisienne a accomplis et que nous uvrerons
à conforter au cours de l'étape à venir.
Dans
le cadre de la nouvelle réforme du système éducatif,
nous avons ordonné une révision radicale du
temps de scolarité, de la grille de l'emploi du temps
scolaire et de son contenu, ainsi que du système d'évaluation
et d'examens, conformément aux normes internationales
modernes; cette réforme étant appelée,
une fois qu'auront été achevées les études
requises, à être mise en application par étapes,
selon un calendrier précis et en conformité
avec les exigences d'efficacité.
L'efficacité
du système éducatif est le facteur de base principal
de la compétitivité, au regard des enjeux de
l'avenir. Elle est en effet la source de l'intelligence productive
et des compétences et la plate-forme idoine pour l'enracinement
du citoyen de l'avenir dans ses origines civilisationnelles
et culturelles, son initiation aux valeurs de citoyenneté
et aux vertus de l'effort, la stimulation de ses talents créateurs
et de son ingéniosité et le renforcement de
ses aptitudes à l'initiative, à l'action et
à l'accompagnement des changements.
En
outre, la société du savoir ne peut naître
d'un peuple qui ne cherche pas à acquérir la
connaissance ni les moyens d'apprentissage tout au long de
la vie. C'est pourquoi nous avons combattu avec succès
l'analphabétisme, au moyen du programme d'enseignement
pour adultes qui a rencontré un large écho et
réalisé les meilleurs résultats depuis
son démarrage.
Citoyennes,
Citoyens,
La
Tunisie de demain est un projet civilisationnel et historique
qu'il est impossible d'imaginer sans une participation efficace
de la femme. Les acquis et les réalisations accomplis
au profit de la femme tunisienne, depuis le Changement, ont
été consacrés d'une manière irréversible.
La femme est ainsi devenue, dans notre pays, l'un des bastions
de la modernité et du progrès et un facteur
de progrès équilibré pour notre peuple.
Il s'agit là d'un acquis dont nous tirons une profonde
et légitime fierté.
Il
suffit, pour l'orgueil et la fierté de la femme tunisienne,
de citer à cet égard un seul indicateur particulièrement
révélateur, tant il montre avec évidence
les perspectives d'avenir qui s'offrent à elle : il
concerne la proportion des filles dans l'effectif total des
étudiants de l'enseignement supérieur, cette
proportion ayant atteint plus de 52 % cette année,
alors qu'elle n'excédait pas le tiers en 1987. C'est
là un taux qui consolide l'équilibre souhaité
dans la composition de la population active et l'égalité
de participation de la femme et de l'homme à la production
et à l'effort de développement.
Ceci
en plus de l'encadrement et de la sollicitude qui sont assurés
à la famille tunisienne, afin de préserver ses
intérêts et sa cohésion, pour qu'elle
soit véritablement la cellule centrale du tissu social.
En
pariant sur la jeunesse tunisienne, nous avons parié
sur l'avenir. Aussi la période à venir sera-t-elle
marquée par un surcroît de mesures et d'initiatives
destinées à élargir l'aire de participation
des jeunes dans les différents secteurs de la vie et
les divers domaines d'activité.
La
noblesse des sentiments de dévouement, de nationalisme,
et d'attachement à la patrie et aux options du Changement,
que la jeunesse tunisienne vient d'exprimer à l'instant,
m'a profondément touché. Merci, donc, à
nos filles et à nos fils qui sont les générations
de demain.
Nous
avons, par ailleurs, été heureux des résultats
de la deuxième consultation des jeunes, qui a confirmé
le sens profond que nos jeunes ont de la responsabilité,
ainsi que leur perception claire des défis et des enjeux
auxquels nous sommes confrontés. Nous avons accordé
à ces résultats tout l'intérêt
qu'ils méritent, dans la définition des orientations
du dixième Plan et de ses programmes, et tout particulièrement
ceux qui servent l'emploi et ouvrent de nouveaux horizons
devant les jeunes de Tunisie, pour exploiter les technologies
modernes, assimiler les techniques de pointe et mettre à
profit les potentialités offertes par les nouveaux
pôles technologiques pour lancer des projets et s'engager
dans les espaces de l'économie virtuelle mondialisée.
La
formation équilibrée de la personnalité
des jeunes et l'épanouissement de leurs potentialités
créatrices commandent une exploitation rationnelle
des marges de temps offertes, hors des heures d'étude
et de travail, dans des activités récréatives
saines et profitables qui aident à l'éclosion
de leurs talents. C'est pourquoi nous avons décidé
d'instaurer un programme cohérent de loisirs à
l'intention des jeunes, dans les divers espaces disponibles,
qu'il s'agisse d'espaces voués aux activités
de jeunesse ou aux activités à caractère
culturel et touristique; la mise en uvre de ce programme
devant démarrer dans le proche avenir.
Nous
avons, au demeurant, été très fiers de
la distinction et des résultats honorables que le sport
tunisien a réalisés lors des derniers Jeux Méditerranéens
organisés à Tunis. Nos jeunes sont dignes de
la confiance que nous avons placée en eux, et des sacrifices
que la communauté nationale a consentis en leur faveur.
Nous comptons sur l'esprit de dépassement de soi qui
les anime, pour qu'ils se distinguent encore et fassent flotter
la bannière de la Tunisie haut dans le ciel lors des
différentes échéances internationales
à venir.
Dans
le but de consolider le secteur du sport et de renforcer ses
moyens de formation et d'encadrement des talents, nous ordonnons,
aujourd'hui, de multiplier par deux la part revenant aux associations
sportives dans les recettes de la retransmission télévisée
des rencontres de football ; ainsi que la majoration de la
subvention servie à ces associations, sur le Fonds
National de Promotion du Sport, à condition qu'elles
s'engagent à respecter le Plan national établi
en ce domaine.
Les
Jeux Méditerranéens de Tunis ayant offert à
notre pays l'occasion de se distinguer par son infrastructure
évoluée et son efficacité en matière
d'organisation, ce qui l'habilite, aujourd'hui, à accueillir
des manifestations internationales aux niveaux les plus élevés,
nous sommes disposés à accueillir des compétitions
de cette envergure, par désir de servir le sport, ses
nobles objectifs, ainsi que les jeunes et les générations
futures, aussi bien dans notre région méditerranéenne
qu'en Afrique et dans le monde.
Citoyennes,
Citoyens,
L'un
des enjeux de la culture tunisienne dans l'avenir, consiste
en l'enracinement de traditions nouvelles en matière
de production, de consommation et d'investissement, dans tous
les domaines de la création et de la production culturelles.
Nous avions ainsi décidé, dans notre Programme
pour l'avenir, de doubler le budget du ministère de
la Culture afin qu'il atteigne 1 % du budget de l'Etat, à
l'horizon 2004. Nous avons déjà franchi, d'un
budget à l'autre, d'importantes étapes dans
cette direction. Nous continuons d'uvrer en vue d'ouvrir
davantage d'horizons devant les créateurs que nous
avons constamment entourés de notre sollicitude et
de nos encouragements.
Nous
annonçons, aujourd'hui, l'institution d'un régime
spécifique de couverture sociale au profit des intellectuels,
des créateurs et des artistes, en vue de leur assurer
les prestations de couverture et de retraite, selon des formules
appropriées qui feront l'objet d'une étude que
nous avons ordonné d'élaborer pour le proche
avenir.
Ayant
décidé, lors de la célébration,
cette année, de la Journée Nationale de la Culture,
d'organiser une consultation nationale sur le thème:
"la Tunisie de demain, vue par ses intellectuels",
qui débutera prochainement, nous sommes confiants que
cette consultation offrira, à nos créateurs
et à nos intellectuels, l'occasion de contribuer à
l'élaboration des contours et caractéristiques
de la culture de demain, à l'identification des défis
qui lui sont lancés et à l'exploration de nouvelles
perspectives pour notre culture et notre civilisation nationales.
Citoyennes,
Citoyens,
Nous
avons pris, depuis le Changement, l'engagement envers les
Tunisiennes et les Tunisiens, de jeter les fondements d'une
vie politique évoluée. Nous avons, ainsi, opéré
des réformes majeures, au moyen desquelles nous avons
consolidé l'Etat de droit et consacré la volonté
du peuple, abrogeant la présidence à vie et
amendant dans ce sens la Constitution. Nous avons également
amendé les textes qui régissent la vie publique
et garanti les libertés et les droits de l'Homme, dans
le texte aussi bien que dans la pratique.
Notre
pays a, de la sorte, parcouru d'importantes étapes
dans la voie de la démocratie et du pluralisme, dans
un cheminement sûr qui bannit le mimétisme irréfléchi
autant que le saut dans l'inconnu. C'est ce qui a permis à
notre pays d'éviter les faux-pas et les rechutes et
d'éloigner les dangers du terrorisme et de l'anarchie...Les
événements devaient par la suite démontrer
la pertinence de nos choix.
Ayant
renouvelé, en 1999, notre engagement envers notre peuple,
à aller de l'avant dans cette voie, nous sommes déterminés
à faire entrer notre pays dans une nouvelle étape
au moyen de laquelle nous consoliderons le système
républicain et ses attributs et renforcerons la démocratie,
le pluralisme, les libertés publiques et les droits
de l'Homme, de manière à les élever à
la hauteur de nos ambitions, et à accompagner les mutations
et le progrès que la société tunisienne
connaît depuis le Changement.
L'un
des fondements de la démocratie réside dans
la consécration de la liberté d'opinion. C'est
pourquoi nous nous sommes constamment employés à
stimuler l'information et à y renforcer les conditions
qui favorisent la liberté d'opinion et la pluralité
de ses forums d'expression. Tout en enregistrant avec satisfaction
les étapes parcourues dans cette direction, au niveau
des tribunes de dialogue radiophoniques et télévisuelles,
ainsi que de la pluralité de la presse écrite,
nous tenons à souligner que nous attendons encore davantage
de la presse des partis, après les encouragements que
nous avons apportés aux journaux des partis d'opposition,
en majorant la subvention financière qui leur est servie
par l'Etat, afin de garantir leur parution régulière.
En
outre, la promotion du système de droits de l'Homme
s'est poursuivie de manière ininterrompue depuis le
Changement, tant nous avons la conviction inébranlable
qu'il ne peut y avoir de progrès ni de développement
sans la protection et la consécration de ces droits
et sans la diffusion de leur culture.
Après
l'institution de la fonction de juge d'application des peines
pour le contrôle des conditions dans lesquelles s'effectue
la peine d'emprisonnement, et après le rattachement
des établissements pénitentiaires et de leur
administration au ministère de la Justice, et la promulgation
d'une loi garantissant les droits des détenus et aidant
à leur réinsertion sociale, nous ordonnons,
aujourd'hui, l'élaboration d'un projet de loi consolidant
les compétences du juge d'application des peines, en
l'habilitant à accorder la liberté conditionnelle
dans les cas relatifs à certains délits et à
assurer, à la place de la Direction des services pénitentiaires,
le suivi de l'exécution de la peine de travail d'intérêt
public.
Le
nouveau système pénal que nous avons instauré
n'ayant pas uniquement pour objectif de protéger les
détenus et de préparer leur réinsertion
dans la vie normale, mais aussi d'éviter la sanction
pénale dans les infractions et les délits mineurs
qui ne sont pas significatifs de tendances criminelles, nous
décidons, aujourd'hui, l'instauration du principe de
la conciliation pénale de telle sorte que le procureur
de la République ait, en ce qui concerne les contraventions
et les délits ne présentant pas un danger pour
la société, la latitude d'entreprendre une conciliation
garantissant les droits de la victime et mettant fin aux poursuites
judiciaires, avec l'accord de toutes les parties.
L'interdépendance
des dimensions économique, politique et sociale dans
notre approche du développement, a donné lieu
à l'extension du champ de la couverture sociale et
à l'augmentation du nombre des assurés sociaux.
Cependant, les litiges qui surviennent en matière de
retraite, de sécurité et de prévoyance
sociales ont continué d'être assujettis à
des procédures incompatibles avec la sollicitude particulière
à laquelle ont droit les catégories concernées
et avec l'impératif de célérité
dans le prononcé des décisions. C'est pourquoi
nous annonçons, aujourd'hui, notre décision
de faire évoluer la fonction de juge des allocations
familiales, pour en faire le juge de la sécurité
sociale, et cela dans le cadre de l'extension de son champ
de compétence de telle sorte qu'il englobe tous les
assurés sociaux, sans aucune distinction entre les
secteurs public et privé, et selon des formalités
simplifiées et rapides, garantissant la régularisation
des droits des assurés sociaux par les voies les plus
aisées et les plus rapides.
La
protection que nous avons assurée à l'enfant,
que ce soit à travers le Code des droits de l'enfant
ou bien au moyen des amendements qui ont été
apportés au Code du statut personnel, procède
de notre foi en la nécessité de protéger
l'enfant contre toutes les conséquences négatives
qui peuvent résulter du divorce ou du décès
de l'un des deux parents.
A
travers l'amendement apporté au Code de la nationalité,
en 1993, nous nous étions préoccupés
de permettre à l'enfant né hors de Tunisie,
d'une mère tunisienne et d'un père étranger,
d'acquérir la nationalité tunisienne sur simple
déclaration conjointe des deux parents. Compte tenu
des difficultés que la mère tunisienne rencontre
dans certains cas, dans l'obtention de ladite déclaration,
nous décidons, aujourd'hui, d'amender le Code de la
nationalité, de telle manière que la seule déclaration
de la mère tunisienne suffise pour que son enfant obtienne
la nationalité tunisienne, lorsque le père est
décédé, ou juridiquement impotent ou
absent.
Les
réformes que nous avons introduites en vue de consacrer
l'Etat de droit ont renforcé la garantie de la constitutionalité
des lois, par la consécration du caractère contraignant
des avis du Conseil Constitutionnel, ainsi que de la garantie
de la légalité des décisions administratives,
en conférant davantage d'efficience au rôle du
Tribunal administratif, à travers la réorganisation
de ce dernier, la consécration du système de
double degré de juridiction en matière administrative
et la création du Tribunal des conflits de compétences.
Or,
les décrets à caractère réglementaire
sont restés, à ce jour, exclus du recours en
annulation, pour des considérations qui n'ont plus
de justification. Autant nous nous préoccupons de garantir
la constitutionalité des lois, autant nous sommes soucieux
de garantir, aussi, la légalité de toutes les
décisions administratives, y compris les décrets
à caractère réglementaire, dans le cadre
du contrôle juridictionnel qui s'y rapporte. C'est pourquoi
nous ordonnons, aujourd'hui, la levée de l'exception
qui frappait ces décrets, qui seraient ainsi concernés
par le recours en annulation devant le Tribunal administratif.
Dès lors que l'expropriation pour cause d'utilité
publique touche au droit de propriété, nous
nous sommes constamment attachés à en limiter
le recours aux cas dans lesquels il est établi qu'il
est impossible d'acquérir à l'amiable les biens
immeubles nécessaires aux projets publics.
Cependant,
les procédures qui sont suivies en matière d'expropriation
ont besoin, aujourd'hui, d'être révisées,
de manière à offrir davantage de garanties et
d'assurances aux personnes expropriées. Il sera notamment
procédé à l'amélioration des procédures
de confiscation, de manière à garantir le droit
du citoyen à une indemnisation rapide et équitable,
en contrepartie du bien immeuble exproprié, et à
permettre à l'Administration d'entreprendre la réalisation
de ses projets dans les délais impartis.
Citoyennes,
Citoyens,
Notre
attachement aux valeurs républicaines est ferme et
inébranlable. Nous croyons en la souveraineté
du peuple, en la primauté de la Constitution et en
l'inviolabilité des institutions. Nous croyons, également,
aux valeurs de liberté, de démocratie, de justice,
de pluralisme et de droits de l'homme.
Telles
sont les valeurs sur lesquelles nous avons bâti notre
projet de civilisation et que nous avons consacrées
dans la réalité, parcourant dans cette voie,
des étapes importantes qui ont métamorphosé
les réalités politiques du pays et hissé
celui-ci à une position nouvelle, fondée sur
la participation et le pluralisme au niveau des partis, du
parlement et des collectivités locales; outre l'extension
du champ des libertés individuelles et publiques, le
renforcement de leurs garanties légales, la protection
des droits de l'homme, la consécration de l'égalité
entre l'homme et la femme, la préservation des droits
de l'enfant et la garantie de conditions de vie décentes
pour les catégories vulnérables. Les institutions
se sont ainsi renouvelées; les attributs de la République
se sont consolidés; le discours politique a changé,
l'exercice démocratique a progressé et la société
civile a occupé la place qui lui échoit dans
toute vie politique évoluée.
Nous
avons enraciné dans la société tunisienne
la solidarité et l'entraide... la solidarité
en tant que valeur humaine, un principe moral et un lien social
agissant, qui renforce la cohésion des individus et
des collectivités, et les prémunit contre les
risques d'exclusion et de marginalisation et les disparités
excessives. Tel est bien le Changement que nous avons voulu
le jour du 7 novembre... tel est le processus que nous voulons
relancer durant l'étape à venir.
Nous
restons toujours fidèles à nos engagements au
service de la Tunisie...au service de sa gloire et de son
épanouissement...et si au moment de son élaboration,
au début de l'Indépendance, la Constitution
tunisienne était en avance sur son époque, à
bien des égards, nous annonçons, aujourd'hui,
par fidélité à nos engagements...pour
l'avenir...pour la République, pour la démocratie,
le pluralisme, les droits de l'Homme, le développement
intégral et équilibré de notre pays et
le bien-être de notre peuple... nous annonçons
notre intention de présenter un projet de réforme
constitutionnelle fondamentale, qui nous permettra d'accomplir
un bond qualitatif dans notre système politique, à
la faveur des acquis et des réalisations que notre
pays a accomplis, et de préparer la voie à la
République de demain.
La
Constitution étant le document fondamental garantissant
les droits et les libertés, le projet de réforme
accordera aux droits de l'Homme et aux libertés dans
l'universalité et la globalité de leurs principes
et dans la complémentarité et l'interdépendance
de leurs dimensions, une place particulière dans le
texte de la Constitution.
Le
projet portera, également, sur l'extension de la protection
de la vie privée de l'individu, la consécration
de l'inviolabilité des communications et la protection
des données personnelles.
Etant
invariablement attachés au respect de la liberté
individuelle et sur la base des garanties instaurées
dans ce domaine, depuis le Changement, nous ferons en sorte
que soit mentionné dans le projet d'amendement constitutionnel,
la nécessité de soumettre la garde à
vue au contrôle de la justice et de l'assujettir à
une autorisation judiciaire préalable ; ces procédures
étant ainsi élevées à un niveau
constitutionnel.
En
outre, et du moment que, dans notre projet de civilisation,
nous avons élevé la solidarité nationale
au rang des droits de l'Homme, s'agissant de l'un des fondements
essentiels de la cohésion sociale et de la dignité
des individus et des collectivités, et sur la base
de nos constantes en matière de diffusion et de consolidation
des valeurs de tolérance, le projet de réforme
constitutionnelle confirmera le rôle de l'Etat et de
la société dans la consécration des valeurs
de solidarité, d'entraide et de tolérance entre
les individus, les catégories sociales et les générations.
Tout
en réaffirmant notre attachement aux principes énoncés
dans la Déclaration du 7 novembre, et relatifs à
l'abrogation de la présidence à vie et de la
succession automatique, tant nous sommes convaincus que ne
saurait être consacrée, sans cela, la volonté
du peuple, et tout en insistant sur l'importance du maintien
du plafond exigé concernant l'âge d'éligibilité
à la présidence de la République, nous
nous emploierons à rechercher les voies propres à
consacrer le pluralisme lors des prochaines élections
présidentielles.
La
Constitution tunisienne a opté, depuis l'indépendance,
pour le principe du régime présidentiel. Ce
régime a fait la preuve de son aptitude à réaliser
la stabilité de l'action gouvernementale et de son
efficience dans la gestion du pouvoir. Le degré de
maturité que l'expérience tunisienne a atteint,
justifie notre option en faveur de la promotion de notre système
politique, en prévision de l'étape à
venir, sans renoncer à son caractère présidentiel,
mais en faisant évoluer l'action gouvernementale et
la relation entre le Gouvernement et la Chambre des députés
et en rendant plus efficace le contrôle que la Chambre
exerce sur le Gouvernement.
Dans
le but de consolider le dialogue entre la Chambre des députés
et le Gouvernement et de poursuivre les réformes qui
ont été introduites dans ce domaine, le projet
d'amendement englobera, en outre, l'inclusion de la mention
des séances de questions orales et des débats
sur les politiques sectorielles et les problèmes de
l'heure, dans le texte de la Constitution, qui est, en fait,
leur cadre naturel.
Citoyennes,
Citoyens,
La
conception des formes de représentation du peuple au
niveau du pouvoir législatif a beaucoup évolué.
En plus de la consécration et du renforcement de la
représentation générale, par voie d'élection
directe des députés du peuple, le projet de
réforme sera orienté vers une représentation
plus large des régions et des différentes composantes
de la société, et cela à travers la création
d'une deuxième chambre à côté de
la Chambre des députés, de manière à
enrichir la fonction législative et la vie politique
en général.
Etant
soucieux de consolider davantage la position du pouvoir législatif,
nous nous proposons de présenter un projet de loi portant
sur l'organisation administrative et financière de
la Chambre des Députés.
Le
Conseil Constitutionnel étant la première institution
que nous avons créée après le Changement,
avant de la faire évoluer, de l'inclure dans la Constitution,
de renforcer ses prérogatives et de consacrer le caractère
contraignant de ses avis pour tous les pouvoirs publics, nous
nous préoccupons de promouvoir davantage cette institution.
A cet effet, le projet de réforme portera sur le renforcement
de la neutralité et de l'indépendance des membres
du Conseil Constitutionnel, qui aura à prendre en charge
les opérations électorales présidentielles
et législatives, dans toutes leurs étapes.
Citoyennes,
Citoyens,
Nous
avons uvré, depuis le Changement, au renforcement
de la démocratie et à la consolidation de ses
fondements. Nous n'avons ménagé aucun effort
pour la faire évoluer à pas sûrs. Nous
avons également uvré en vue de conforter
le pluralisme politique, en insistant sur l'importance constitutionnelle
des partis. Le Code électoral a ainsi été
amendé de manière à favoriser le renforcement
de leur présence au sein de la Chambre des députés
et des conseils municipaux. Nous avons, en outre, constamment
veillé à les faire participer à toutes
les institutions et à tous les espaces de dialogue
et de concertation.
Ayant
déjà eu à souligner que la progression
du pluralisme dans notre pays figure au premier rang de nos
préoccupations personnelles, et dans le cadre des engagements
que nous avons pris de faire évoluer les lois parallèlement
à l'évolution de la société, nous
annonçons, aujourd'hui, notre volonté de présenter
un projet d'amendement du Code électoral en vue de
faciliter les opérations d'inscription sur les listes
électorales, et ce par l'abandon du système
actuel de révision annuelle de ces listes, et son remplacement
par un système de révision permanente, avec
affichage périodique des listes électorales,
pour qu'il soit possible de les consulter et de s'y inscrire,
en permanence, ces listes ne devant être closes qu'à
partir de la date de parution du décret invitant les
électeurs au vote, tout en maintenant la possibilité
d'inscriptions exceptionnelles, prévue par le Code
électoral.
Pour
prévenir les problèmes que certains soulèvent
au sujet de la distribution des cartes d'électeur,
nous nous proposons de prendre les mesures et les dispositions
nécessaires pour que la distribution des cartes, pour
ce qui concerne les élections générales
ordinaires, commence six mois avant le jour du scrutin, tout
en garantissant le droit de les retirer auprès des
municipalités et des "omdas", suffisamment
à l'avance, dès la fin de l'opération
de distribution, en maintenant toutes les autres garanties,
y compris le droit des électeurs à avoir directement
leurs cartes, le jour même du scrutin.
Dans
le souci de renforcer la transparence des opérations
électorales et de permettre à toutes les parties
engagées dans les élections d'en contrôler
le déroulement, il sera procédé à
la révision des critères de création
des bureaux de vote, et cela en fixant le nombre d'électeurs
pour chaque bureau de vote à 450, pour les municipalités
où le nombre d'électeurs est supérieur
à 7000, au lieu du plafond de 250 actuellement appliqué
; ce qui contribuera à réduire de manière
notable le nombre des bureaux de vote.
Pour
faciliter davantage, à toutes les parties, l'opération
de contrôle, le projet d'amendement du Code électoral
permettra la désignation d'observateurs dans les bureaux
de vote, parmi les personnes inscrites sur les listes électorales
d'autres circonscriptions, et cela contrairement aux dispositions
actuelles du Code électoral qui stipulent que l'observateur
doit obligatoirement être inscrit dans la circonscription
électorale où se trouve le bureau de vote.
Dans
ce même contexte, le projet de loi électorale
autorisera l'électeur à signer lui-même
les listes électorales qui se trouvent dans le bureau
de vote, et cela après avoir exprimé son propre
vote.
La
démocratie locale est, pour nous, indissociable de
l'édifice démocratique global et consacre la
participation des régions à la gestion de leurs
affaires, à travers leurs différentes composantes
et sensibilités.
Nous
avions déjà annoncé, dans notre Programme
pour l'avenir, notre volonté de promouvoir la composition
des conseils régionaux, de telle sorte que le tiers
de leurs membres soient élus parmi les membres des
conseils municipaux de la région.
Or,
les résultats des dernières élections
municipales ont montré que le pourcentage des sièges
remportés par les listes des partis d'opposition, ne
permettent pas à ces sensibilités politiques
d'obtenir des sièges au sein de ces conseils, au moment
de l'élection de ce tiers.
Aussi
et pour hâter le pas en direction de cet objectif, nous
annonçons notre intention de présenter, à
titre exceptionnel, un projet de loi permettant aux partis
d'opposition d'être représentés au sein
des conseils régionaux actuels, à concurrence
de 20% de leurs membres, et ce toutes les fois que ces partis
disposent de représentants au sein des conseils municipaux
de la région concernée.
Citoyennes,
Citoyens,
La
Tunisie... C'est pour elle que nous uvrons et consentons
des sacrifices...notre prestige dérive du sien dans
le concert des nations... nos curs battent pour elle...Nous
n'avons d'allégeance que pour elle et elle seule...et
pour son sol que nos martyrs ont abreuvé de leur sang...
C'est
ce que nous percevons, chaque jour, auprès de tous
ceux qui travaillent et persévèrent et auprès
de tous les patriotes sincères et dévoués
qui défendent héroïquement la bannière
de la Tunisie, dans tous les domaines... dans les travaux
intellectuels comme dans les travaux manuels...avec un militantisme
sans faille... c'est ce que nous avons pu constater... et
c'est ce qui m'a profondément impressionné et
touché... dans les expressions de fidélité
que les Tunisiennes et les Tunisiens, toutes sensibilités
et catégories confondues, m'ont manifestées
tout au long de la période écoulée, et
dans l'appel qu'ils m'ont lancé pour que je continue
d'assumer les hautes charges du pays... Je les en remercie
vivement... Puisse la Tunisie connaître sans cesse plus
de gloire, de dignité, et d'invulnérabilité...
Puissent la République et ses institutions connaître
sans cesse plus de solidité et de progrès, à
la faveur des réformes qui les toucheront, avec la
bénédiction de Dieu.Vive la Tunisie, et gloire
à son peuple !
Dieu
Tout-Puissant a dit :"Dis : agissez ! Dieu, Son Prophète
et les croyants témoigneront de vos actions" (Coran).
Merci
de votre attention.
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