Le
Bardo, le 7 Novembre 1989
Discours
du Président Zine El Abidine Ben Ali
à l'occasion du IIème anniversaire du 7 Novembre
Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux
Honorables
Députés,
Citoyens, Citoyennes,
En ce jour où nous célébrons le deuxième
anniversaire du 7 novembre, comment ne pas voir que le changement
s'est étendu à tous les secteurs de la vie nationale,
devenant le symbole même du projet de réforme
globale dans lequel nous nous sommes engagés, avec
la grâce de Dieu, depuis le début de ce tournant
historique ?
Il
est de notre devoir aujourd'hui, au terme de deux années
d'efforts soutenus pour concrétiser le changement,
en consacrant la démocratie et en réalisant
le développement, d'examiner ensemble ce qui a été
accompli jusqu'ici et ce qui reste à faire pour l'édification
d'une société avancée, équilibrée
et solidaire.
Le
changement s'est opéré, conformément
à une vision claire et à une démarche
mesurée, loin de toute précipitation, de manière
à prévenir les risques de dérapages ou
de retour en arrière.
Nous
nous efforçons de redresser la situation, mais l'Etat
ne saurait atteindre cet objectif que s'il peut compter sur
la disponibilité et le soutien de la collectivité
tout entière, et si chacun s'empresse d'apporter son
concours. Le 7 Novembre a restitué la souveraineté
au peuple. Il en découle que le destin de la Nation
se trouve, désormais, entre les mains de chaque citoyen,
directement et à travers ses représentants et
ses institutions.
Mesdames,
Messieurs,
Nous avons fait, au cours de ces deux années, sur le
plan juridique et politique, tout ce qui devait l'être
pour assurer la sécurité et l'invulnérabilité
du citoyen et de la partie. Sur le plan des rapports politiques,
nous avons ouvert des voies nouvelles et avancées qui
favorisent le pluralisme et les conditions d'une participation
responsable à la conduite des affaires publiques et
à la vie politique dans le pays. Nous avons consolidé
les fondements patriotiques, culturels et civilisationnels
du citoyen et de la Nation, en réhabilitant les valeurs
arabo-islamiques, en rehaussant le prestige de notre religion
sublime et en entourant de notre sollicitude ses hommes et
ses institutions. Nous avons, en même temps, réaffirmé
notre attachement aux acquis civiques nationaux que notre
peuple a réalisés dans la lutte et à
travers son ouverture lucide aux progrès et aux exigences
de notre époque.
Nous
avons veillé à associer toutes les compétences
reconnues à la dynamique du changement, faisant abstraction
des appartenances régionales ou idéologiques
et ne retenant que les seuls critères de la qualification,
de la loyauté et de la fidélité à
la patrie.
Nous
n'avons épargné aucun effort pour soutenir,
à différents niveaux, l'ensemble des partis
reconnus, en les aidant à faire face aux impératifs
de leur action et à affirmer leur présence sur
la scène politique, mais aussi en aidant leurs journaux,
par la subvention du papier-journal, l'annulation des pénalités
auxquelles ils avaient été condamnés
avant le 7 Novembre et l'instauration des conditions propices
à leur diffusion dans l'ensemble des régions.
Notre
conviction a été et demeure que ces partis,
que nous avons voulu faire participer aux institutions, ont
besoin de temps pour acquérir une audience et un rayonnement
qui seront, assurément, un facteur d'enrichissement
et de vitalité pour notre régime politique.
Les
partis ont marqué quelque impatience quant à
la tenue d'élections législatives générales,
sans prendre la véritable mesure de leur représentativité.
Aussi avons-nous organisé des élections législatives
anticipées, au cours desquelles nous avons accordé
toutes les facilités à tous les candidats, y
compris l'assouplissement des conditions d'éligibilité.
L'idée
de coalition nationale fut l'une des formules que nous avons
proposées, pour faciliter l'entrée des signataires
du Pacte national à la Chambre des députés.
Ainsi, pour la première fois dans l'Histoire moderne
de la Tunisie, des élections avaient pu se dérouler
dans la transparence et l'équité la plus totale.
Tous ceux qui l'ont souhaité ont pu y participer.
C'est
une erreur que de s'en prendre au code électoral, qui
n'a eu aucun effet sur le choix des électeurs qui ont
donné leurs voix, dans une proportion de 80%, au Rassemblement
constitutionnel démocratique.
Nous
n'avons pas pris prétexte de ce scrutin pour exclure
l'opposition. Bien au contraire, nous avons clairement proclamé,
avant et après les élections, que leurs résultats
n'altèreraient en rien notre volonté d'associer
toutes les compétences et toutes les sensibilités
à l'exercice de la responsabilité et des charges
qui en découlent.
Mais il est de notre devoir de nous habituer à respecter
les règles et les impératifs de la démocratie,
et à accepter le verdict des urnes, par respect pour
notre peuple et afin que le vote et l'élection, actes
graves et solennels, ne soient pas dévalorisés.
Mesdames,
Messieurs,
Nous n'avons eu de cesse d'oeuvrer à transformer les
mentalités, afin que l'on s'habitue à s'accepter
les uns les autres, quelles que soient les divergences d'opinions,
de sorte que les différences acceptables et acceptées
ne tournent pas au conflit ou à la surenchère,
au détriment de l'intérêt national.
Nous
ne voulons ni d'un simulacre de démocratie, ni d'une
démocratie de façade. Si nous avons opté
pour la gradation, la pondération et la politique des
étapes, c'est parce que nous avons le devoir de tenir
compte des réalités et de la sincère
détermination de toutes les parties à défendre
le processus démocratique contre tous les dangers.
Nous
n'avons pas imposé au droit d'association et de participation
à la vie politique d'autre condition que le respect
de la loi sur les partis et de l'obligation qu'elle fait de
s'en tenir aux règles de la saine émulation,
de préserver les fondements de la citoyenneté,
ainsi que les valeurs et principes du Pacte national, lequel
définit l'éthique de la compétition politique
et détermine les dénominateurs communs, qui
doivent toujours bénéficier de l'adhésion
unanime des signataires.
Il
n'y a là, d'ailleurs, ni hérésie ni offense
à quiconque. Car il n'y a point de démocratie
ni de pluralisme sans un minimum d'entente garantissant la
continuité et la stabilité.
A
cet égard, le devoir nous dicte de clarifier ce que
nous n'avons cessé de répéter quant à
la nécessité de ne pas mêler religion
et politique.
La
politique est un lieu de compétition autour de valeurs
relatives, vouées, par définition, à
la discussion et à la négociation. Au contraire,
la religion représente une somme de valeurs éternelles
et non négociables. l'Islam est la religion de tous
; il ne peut devenir objet de concurrence ou de surenchère,
ni, a fortiori, servir de tremplin pour accéder au
pouvoir.
Il
n'est pas d'autre défenseur de la religion des Tunisiens
que l'Etat, l'Etat de tous les Tunisiens, qui veille à
préserver et à protéger la foi, à
gérer les affaires du culte, dans la fidélité
à ses sublimes enseignements. C'est pourquoi nous disons
à ceux qui confondent religion et politique qu'il n'y
a pas de place pour un parti religieux.
Mesdames,
Messieurs,
Les choses se sont, à présent, clarifiées
et le paysage politique a été nettement défini;
aussi, un dialogue loyal et responsable est-il, dans l'attente
de l'échéance légale des prochaines élections
législatives, devenu possible quant à l'organisation
de la transition, de l'étape du pluralisme idéologique
et politique - qui est effectif et avéré sur
le plan légal - à celle du pluralisme souhaité
et réalisable au sein des instituions constitutionnelles.
Il
n'est pas meilleur cadre à la concertation dans ce
domaines qu'un Conseil supérieur du Pacte national,
qui veillerait à la préservation des dispositions
du Pacte et proposerait, à ce sujet, au Chef de l'Etat,
toutes les mesures et initiatives propres à en ancrer
les valeurs et les principes et à développer
le sens civique chez les citoyens.
Aux
fins d'élargir l'aire du dialogue, nous avons décidé
d'élever le nombre des membres du Conseil Economique
et Social, afin d'étendre la représentation
à l'ensemble des signataires du Pacte national, sans
que, pour autant, ce Conseil ne s'écarte de ses éminentes
fonctions consultatives et ne devienne le champ clos des rivalités
politiques.
Nous
avons, en outre, décidé, dans le même
souci de consolider les bases de la démocratie, que
le Conseil Constitutionnel de la République soit régi
par une loi garantissant son autonomie financière et
administrative, et disposant que le Président de la
République lui soumet les projets de lois, notamment
ceux relatifs aux libertés publiques et aux droits
de l'homme, lesdits projets de lois devant être communiqués
à la Chambre des députés accompagnés
de l'avis du Conseil Constitutionnel.
Il
s'agit là d'un nouveau pas accompli sur la voie de
l'instauration, à pas sûrs, d'un système
démocratique. Pour autant que les conditions s'y prêtent,
d'autres pas suivront qui permettront de faire évoluer
la législation organisant la vie politique.
Que
cette étape soit donc celle de l'enracinement d'un
ensemble de valeurs et de principes en dehors desquels il
ne aurait y avoir ni pluralisme ni démocratie stable.
L'administration
et la presse sont, à cet égard, investies d'un
grand rôle. Car l'administration doit être, à
tous les niveaux, au service de tous les Tunisiens et les
traiter, sans exclusive ni discrimination en tant que citoyens
égaux en droits et en devoirs.
Quant
à l'information, une grande responsabilité lui
est dévolue dans la dynamisation et le renforcement
du dialogue autour des grandes causes et des grands dossiers,
dans les différents domaines. L'information doit rapporter
les faits avec objectivité, confronter les points de
vue et expliciter les choix et les alternatives proposées.
Je
voudrait, ici, souligner de façon particulière,
la nécessité pour certains journaux -qui n'hésitent
pas à s'en prendre à la vie privée des
gens, en recourant à l'insulte et à la diffamation,
et qui vont jusqu'à porter atteinte à certains
pays frères et amis- de respecter la déontologie
de leur métier. De tels agissements constituent des
actes gratuits et inadmissibles outre qu'ils nuisent aux intérêts
du pays et sonnent une piètre image de notre conception
de la liberté et des limites qu'elle ne doit pas dépasser.
J'espère
que, dans ce domaine comme dans d'autres, chacun saura s'auto-discipliner
et que le Conseil Supérieur de la Communication élaborera
un Code d'honneur de la profession qui en définisse
les règles et l'éthique et contribue à
faire valoir le sens de la mesure et de la responsabilité
dans ce secteur.
Citoyens,
Citoyennes,
Etant constamment à l'écoute de l'opinion publique
et des ses préoccupations dans notre pays, nous avons
pu constater que, si la plupart des citoyens et des citoyennes,
toutes catégories et régions confondues, considèrent
que nous avons accordé une grande place au débat
politique, beaucoup estiment que cela s'est fait au détriment
de l'action et nous a empêchés de consacrer le
meilleur de notre effort à servir les intérêts
matériels de la majorité de la population. Tout
en respectant cette opinion, conscients que nous sommes de
l'attachement des citoyens et des citoyennes à l'action
efficace et concrète qui change les conditions d'existence
des granges les plus larges de la société, nous
considérons que la mise en place de la plate-forme
politique adéquate est chose nécessaire pour
la relance de l'oeuvre de développement, sur des bases
solides.
Pour
grand que fût l'intérêt que nous avons
accordé à l'établissement et au renforcement
de cette plate-forme, nous n'avons jamais perdu de vue qu'un
tel effort demeurerait inachevé, sinon inefficace,
s'il n'était accompagné d'une action de développement
équivalente. Car s'il ne peut y avoir de développement
sans démocratie, il ne saurait, non plus, y avoir de
démocratie sans un développement répondant
aux besoins du citoyen et lui garantissant une existence digne
de manière à ce qu'il puisse participer, dans
le respect du principe de la répartition objective
et équilibrée des tâches, à la
gestion des affaires publiques.
Partant
de cette conviction, nous avons, pour faire face à
la situation économique, entrepris de redonner espoir
aux Tunisiens quant à l'avenir du pays et à
son aptitude à surmonter les obstacles. Nous avons,
ainsi, pris nombre de mesures et de dispositions pour dynamiser
le circuit économique, ce qui a donné au programme
de redressement un souffle nouveau et de sérieuses
chances de réussite.
Les
difficultés conjoncturelles aiguës ont pu être
atténuées dans des conditions climatiques et
une conjoncture internationale pour le moins défavorables.
Répondre aux besoins essentiels des citoyens et, particulièrement
des plus démunis, représentait déjà,
dans une telle conjoncture, un succès indéniable.
Mais nous ne pouvions ignorer que le redressement économique
ne pouvait s'opérer par la simple résolution
des difficultés conjoncturelles, si importantes fussent-elles.
Aussi, avons-nous entrepris, tout en uvrant à
aplanir les difficultés, de tracer le cadre adéquat
en vue de la mise en oeuvre, pour les années à
venir, d'un plan cohérent qui permette de doter le
pays d'une structure économique efficiente, à
travers l'identification des principaux problèmes et
des grands dossiers de la Nation.
Sur
la base de la responsabilité nationale et de ses exigences,
nous avons fait un exposé sincère au peuple
de ces difficultés et des efforts et sacrifices qu'exige
de tous les partenaires la réalisation de ce plan ambitieux.
J'ai
évoqué ces questions en détail dans mon
discours du 25 juillet dernier, et j'ai clairement défini
les contours et les constantes de notre politique économique
ainsi que les réformes radicales qu'il est nécessaire
d'introduire dans les secteurs sensibles.
L'année
prochaine sera marquée par une action décisive,
en matière de réforme fiscale. Après
les ajustements apportés au système des contributions
indirectes, au moyen de l'institution de la taxe sur la valeur
ajoutée dans la plupart des secteurs de l'économie,
nous devons aujourd'hui nous pencher sur la fiscalité
directe, c'est-à-dire l'impôt sur les revenus.
Je n'ai point besoin de m'étendre sur les lacunes de
la fiscalité directe. Je rappellerai simplement qu'en
plus de son système par trop complexe et touffu, du
caractère disparate de ses disposition, des taux d'imposition
excessifs, celle-ci est considérée comme la
principale cause de l'évasion fiscale et constitue
un facteur négatif de nature à décourager
l'effort, l'initiative et la productivité.
Cette
situation a, dans bien des cas, rendu nécessaire le
recours aux exonérations ou à l'adoption de
régimes préférentiels pour stimuler l'investissement.
Ainsi le produit fiscal a-t-il fini par être circonscrit
à certaines catégories, réduisant d'autant
l'assiette de l'impôt.
Aujourd'hui,
et dans le cadre de la mise en oeuvre des restructurations
qui s'imposent, nous avons élaboré un projet
de réforme fondamentale qui implique la fusion des
impôts unique, quelle que soit l'origine du revenu,
ainsi qu'une forte réduction des taux, tout en gardant
le principe de la progressivité de l'impôt sur
le revenu, mais en fixant à l'avenir le plafond à
35%, alors qu'il est actuellement de 65%.
Mesdames,
Messieurs,
Cette réforme tant attendue doit véritablement
être considérée comme un grand acquis
pour les citoyens. Car, en même temps qu'elle réduit
et simplifie les procédures, elle allège l'impôt
en général, et, plus particulièrement,
en ce qui concerne la grand majorité des fonctionnaires
et salariés dans tous les secteurs, qui bénéficieront,
de ce fait, d'une augmentation de salaire, à compter
du début de l'année prochaine. De même,
les autres personnes physiques et morales bénéficieront
d'une réduction des taux d'imposition.
Notre
souci d'élargir la base de l'impôt et de le répartir
équitablement, doit s'accompagner de l'engagement de
tous les contribuables à s'acquitter de leur devoir.
Car, il ne resterait plus, dès lors, de raison pour
essayer de ruser avec l'imposition ou de s'y dérober.
Au contraire, il appartiendra désormais à l'Etat,
pour préserver les droits de la communauté nationale,
de prendre toutes les meures, y compris la contrainte et la
dissuasion, si nécessaire, à l'égard
des contrevenants. C'est ainsi que la réforme pourra
réaliser ses autres objectifs, qu'il s'agisse d'encourager
l'initiative nationale, ou de sauvegarder, voire d'accroître,
les revenus de l'Etat, grâce à l'effort national
collectif.
La
réforme constitue, sans nul doute, un grand défi
que l'Etat entend relever, en affirmant sa volonté
d'assurer toutes les conditions requises pour un véritable
décollage économique bénéficiant
à tous les citoyens, d'autant plus qu'une partie importante
de nos compatriotes n'arrivent pas à subvenir à
leurs besoins les plus élémentaires.
Le
problème du chômage, même s'il a quelque
peu perdu de son acuité, continue de se poser dans
bien des secteurs et menace même de s'aggraver si nous
ne parvenons pas à donner une réelle impulsion
à l'effort de développement, meilleur garant
de l'équilibre social et de la poursuite de la marche
en avant du pays, à l'abri des secousses et des périls
qui ne peuvent que porter préjudice à la communauté
tout entière.
Nous
avons, dans ce domaine, pris les mesures appropriées
pour libérer l'initiative privée et consolider
l'entreprise.
Mais
quelle que soit l'importance du secteur privé dans
la dynamisation du processus de développement et des
efforts que nous déployons pour le conforter, l'encourager
et l'affranchir des diverses entraves, cela ne revient pas
à exclure la responsabilité de l'Etat, ni à
réduire le rôle de l'administration.
Notre
administration est, en effet, un grand acquis national; et
nous accordons une importance particulière à
l'amélioration qualitative et quantitative de son rendement
afin qu'elle soit toujours au service du citoyen, qu'elle
réponde à ses besoins et l'aide à faire
face aux problèmes quotidiens, sans tomber dans la
routine et les vaines complications.
C'est
pour cela que nous avons imprimé une forte impulsion
à la décentralisation, tant au niveau de la
gestion qu'à celui de l'exécution, pour renforcer
et élargir la participation.
Nous entendons aller de l'avant dans l'application de ce projet
de réforme, avec le souci de faire de l'administration
un solide appui à l'initiative et un instrument mieux
adapté et plus efficace pour la réalisation
des grands projets confiés à l'Etat, projets
qui constituent le fondement même du processus de développement.
Mesdames,
Messieurs,
Nous sommes tout aussi déterminés à poursuivre
l'action que nous avons engagée, sur le plan extérieur,
pour consolider la position de notre pays et renforcer les
rapports de coopération et de complémentarité
avec tous les pays frères et amis, et en particulier
nos voisins immédiats, que ce soit au niveau bilatéral
ou dans le cadre des groupements régionaux, et en premier
lieu l'Union du Maghreb Arabe, au sein de laquelle il nous
incombe de donner à notre coopération un contenu
tangible qui réponde aux aspirations de nos peuples.
Mesdames,
Messieurs,
A travers cet effet, multiple et inlassable, nous uvrons
à préparer notre pays à aborder le 21ème
siècle, en pleine possession des moyens de garantir
son invulnérabilité et de renforcer la place
qui lui revient ainsi que son rayonnement parmi les nations,
en participant, dans un rôle d'avant-garde, aux mutations
du monde contemporain.
Notre
devoir est aujourd'hui de mobiliser les énergies, de
stimuler les volontés et de n'épargner aucun
effort pour réaliser, dans la solidarité et
la coopération, ce noble objectif national.
"Ceux qui auront cru et fait le bien, nous les ferons,
certes, entrer parmi les justes" (Coran).
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