Pour remettre le pays au travail, le Président Ben Ali assainit le climat social en réhabilitant l'Union Générale Tunisienne du Travail, en instaurant le dialogue entre les partenaires sociaux et en faisant du travail une valeur cardinale, étant convaincu que, sans création de richesses et sans efforts de production et de créativité, il n'y a point de justice sociale ni de progrès.

Les réformes économiques mises en oeuvre dans ce contexte ont permis au pays de réaliser un rythme de croissance économique soutenue d'environ 5%. Un programme national pour la modernisation et la mise à niveau du tissu industriel est établi en collaboration avec l'Union Européenne avec laquelle la Tunisie signe, en 1995, un accord d'association et de libre-échange.

L'infrastructure moderne, la législation favorable ainsi que le climat de stabilité et de croissance ne manqueront pas d'attirer les investisseurs.

La réussite économique du modèle tunisien est saluée partout dans le monde. Certains observateurs parlent même de "miracle tunisien".

C'est, sans doute, une approche profondément humaniste des réalités sociales qui se révèlera l'un des traits dominants de la personnalité du Président Ben Ali. Issu du peuple, il est constamment à son écoute. Il fait siennes ses préoccupations et ses espérances. L'ouvre qu'il a réalisée à cet égard se fonde sur la solidarité avec les plus démunis, le rejet de l'exclusion, le désenclavement des zones d'ombre et l'égalité des chances.

Enclavées et difficilement accessibles, ces zones d'ombre n'avaient pas pu jusque-là bénéficier des programmes de développement classique, le coût des investissements y étant trop élevé par rapport aux normes de rentabilité généralement admises.

Vu le succès de ce Fonds à qui ont été adjoints d'autres mécanismes tels que la Banque Tunisienne de Solidarité et le Fonds National de l'Emploi, le gouvernement a décidé en 1999 de lui confier le programme d'éradication des logements rudimentaires.

Forte de cette expérience enrichissante, la Tunisie a lancé en 1999 un appel à la communauté internationale en vue de créer un Fonds Mondial de Solidarité pour lutte contre la pauvreté et l'exclusion dans le monde.

Désireux d'enraciner la culture démocratique dans la société, le Président Ben Ali a mis en oeuvre une conception globale des droits de l'homme accordant le même intérêt à tous les droits, politiques, économiques et sociaux. Il ne s'est pas seulement agi de proclamer ces droits et d'en assurer le respect, mais davantage de les promouvoir et de garantir leur effectivité; les libertés individuelles sont constamment renforcées : la réforme constitutionnelle du printemps 2002 les a davantage consolidées en proscrivant toute forme d'atteinte au libre exercice par chacun de ses droits fondamentaux garantis par la loi fondamentale, et en astreignant l'Etat à un devoir de promotion de la personne et de sa dignité.

Les droits dits de deuxième, troisième ou quatrième génération que sont notamment les droits sociaux et économiques ou les droits liés aux nouvelles technologies de la communication sont également une réalité vivante en Tunisie:

 

droit à l'éducation (école gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans), droit à la santé (espérance de vie 73,5 ans), droit à l'emploi (un taux de chômage de 13,9 %), droit au logement (80 % des ménages sont propriétaires de leur logement d'après le recensement général de la population et de l'habitat de 2004), droit aux prestations sociales (un taux de couverture sociale de 89 % en 2005), droit à la culture, à un niveau de vie décent (un revenu annuel par habitant de 3.995 dinars en 2006).

Fruits de cette oeuvre ; un taux de pauvreté ramené à 3,9% et un élargissement de la classe moyenne qui représente près de 80% de la population tunisienne.

Grande est, par ailleurs, l'émotion des Tunisiens lorsqu'ils voient leur Président visitant inopinément des quartiers déshérités, des zones escarpées ou des institutions sociales, éducatives ou économiques. En phase avec le peuple, Ben Ali s'emploie à concrétiser le concept de solidarité nationale qui sera le fondement de sa politique sociale. Ses visites sont toujours suivies d'effet, allant parfois jusqu'à provoquer, le jour même, la tenue d'un conseil ministériel qu'il préside en personne pour prendre les décisions appropriées.

C'est, d'ailleurs, à la faveur de l'une de ces visites dans les profondeurs du pays, en décembre 1992, que le Président Ben Ali décide de créer le Fonds de Solidarité Nationale, mieux connu sous son numéro de compte courant "26-26". Une décision qui trouve un profond écho auprès des Tunisiennes et des Tunisiens qui, solidaires, répondent à l'appel du Président, multipliant dons et contributions en faveur de ce Fonds. Celui-ci est investi de la mission de rompre l'isolement des zones déshéritées, d'améliorer les conditions de vie de leurs habitants et de permettre à ces derniers de se doter de sources de revenu.

En outre, la création de la Banque Tunisienne de Solidarité, en 1997, permet le financement de milliers de petits projets par an, la création d'emplois pour les jeunes diplômés et la promotion de l'esprit d'initiative. A cela, il faut ajouter la création du Fonds National de l'Emploi, ou Fonds 21-21, dans le but de bannir la mentalité d'assisté, d'offrir aux jeunes la possibilité de lancer des petits projets, de s'orienter vers les métiers classiques ou de rechercher des métiers nouveaux et devenir créateurs d'emplois.

La réforme de l'enseignement, qui institue la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans, permet d'atteindre un taux de scolarisation d'environ 99%, de favoriser les valeurs d'ouverture, de tolérance et d'innovation et de promouvoir l'esprit d'égalité entre hommes et femmes. Cette égalité est confortée par de nombreuses mesures d'avant-garde qui ont été prises par le Président Ben Ali. Le Code du statut personnel, l'un des plus progressistes du monde à l'égard de la femme, est consolidé et l'égalité entre dans le vécu quotidien.