
Le 7 novembre 1987, Zine El Abidine Ben Ali à
la tête du pays, conformément aux dispositions de la Constitution tunisienne, change heureusement
la donne, en ouvrant une nouvelle page dans l'histoire trois fois millénaire de la Tunisie.
Dès sa déclaration d'investiture (Enregistrement sonore), le deuxième Président de la République tunisienne
jette les bases d'un véritable renouveau pour la démocratie, les libertés et le respect des
droits de l'Homme.
Dans le pays, l'espoir renaît, la confiance
est restaurée, et chacun se remet au travail.
D'emblée, le nouveau régime réunit
toutes les composantes de la société tunisienne et engage, dans une démarche
consensuelle, une réforme en profondeur de la vie politique et des institutions. Cette réforme se traduira notamment
par l'élaboration d'une «loi sur les partis politiques»,
qui en libéralise les modalités de constitution et pose ainsi le premier jalon sur la voie du pluralisme.
Après trente ans de monolithisme, la Tunisie, empruntait la vie de l'ouverture
avec pragmatisme et efficience. |
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qui en libéralise les modalités de
constitution et pose ainsi le premier jalon sur la voie du pluralisme.
Mais, après trente ans de monolithisme, l'ouverture
ne peut être menée qu'avec beaucoup de pragmatisme.
Neuf partis politiques animent l'espace politique
en Tunisie, dont six sont représentés à la Chambre des députés (5 partis d'opposition
et un parti majoritaire, à savoir le Rassemblement Constitutionnel Démocratique) : en 1994, et pour la première fois depuis l'indépendance,
l'opposition entre au Parlement.
37 députés issus de l'opposition (soit 20% des élus) siègent
au Parlement depuis les élections législatives de 2004.
Dès les premiers jours du Changement, le
Président Ben Ali annonce l'abolition de la présidence à vie et de la succession automatique
à la tête de l'Etat, la suppression de la Cour de sûreté de l'Etat et de la fonction
de Procureur général de la République (qui mettait en cause l'indépendance de la justice),
l'alignement des conditions de la garde à vue et de la mise en détention préventive sur les
normes internationales, la libéralisation du Code de la Presse, l'amnistie des prisonniers politiques, etc.
Le 7 novembre 1988, une nouvelle étape est
franchie avec la signature du «Pacte national»,
plate-forme commune organisant les relations politiques entre tous les acteurs de la société civile,
partis et organisations socio-professionnelles. Ce pacte définit les règles du jeu démocratique
et rappelle l'attachement collectif aux valeurs fondamentales de la société et à l'intérêt
supérieur de la nation.
Le référendum constitutionnel du 26
mai 2002 a permis d'atteindre de nouveaux paliers dans la voie de la démocratie et des libertés.
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