Le Président Ben Ali a fait de la Tunisie un pays pionnier en matière de défense des droits de l'Homme. Une conception globale conjuguant les droits économiques, sociaux et culturels avec les droits civiques et politiques est mise en oeuvre.

La pertinence de cette approche a été récemment souglinée, à travers la brillante élection de la Tunisie au consei des droits de l'homme de l'ONU.

Deux semaines à peine après le Changement, est adopté un projet de loi réglementant pour la première fois la garde-à-vue et la détention préventive.

La Cour de sûreté de l'Etat et la fonction de procureur général de la république sont supprimées, de même qu'est abolie la peine des travaux forcés. La Convention de l'ONU de 1984 contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est ratifiée, sans réserve. Les droits de l'enfant sont garantis par la loi et la culture des droits de l'Homme est promue et largement diffusée.

En septembre 2002 est instituée la coordination générale des droits de l'homme au sein du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.

S'opposant fermement à certaines pressions passéistes exercées par les partisans de l'intégrisme, le Président Ben Ali proclame, dès le 7 novembre 1987, son attachement à l'émancipation de la femme et sa détermination à promouvoir ses droits.

Point d'orgue de la réconciliation nationale dont Ben Ali est le maître d'ouvre, le Pacte national, auquel adhèrent toutes les sensibilités et tous les courants politiques et sociaux du pays, consacre le consensus national. Une loi d'amnistie est aussi décrétée.

En 1999, a été adoptée une nouvelle loi qui porte réduction des délais de la garde à vue, institue la peine de travail pour l'intérêt général en substitution à la peine d'emprisonnement (à condition qu'elle soit librement acceptée par le condamné) et définit la torture selon les normes internationales, et ce, afin d'harmoniser la législation nationale avec la convention pertinente des Nations Unies, que la Tunisie avait ratifiée sans réserve.

De même qu'a été adoptée la loi portant instauration de la règle du double degré de juridiction en matière criminelle et d'instituer la fonction de juge d'application des peines.